Cinquante-neuf.

Cinquante-neuf.

Je cours trop, je dépense trop, je bois trop, je réfléchis trop. Maintenant plus que jamais, je cherche à combler mon vide, celui que m'a laissé l'amour en me claquant la porte au nez sans vraiment me consulter. J'ai tant couru à cette époque, essayé de rattraper les fragments que je retrouvais sur ma route. Dans la chaleur moite du mois d'août j'ai presque pris ça à la rigolade, m'octroyant une légèreté inconnue jusqu'à là. Mais sur le chemin de l'automne j'ai ressenti tout le poids de ce que j'avais lâchement ou distraitement balancé : des tonnes de sentiments, des kilos de messages enflammés et quelques milliers de baisers passionnés. Jusqu'à mon départ je ne concevais pas que l'amour puisse faiblir, ni même être pesant. J'ai fuit pour ne plus suffoquer comme on fuit son pays totalitaire, avec des regrets mais tant d'espoir. Sans rompre les liens j'ai réorganisé ma vie, changé mes priorités, et équilibré mon quotidien. L'été arrivera bientôt et jamais les femmes de ma vie n'auront été aussi belles, notre amitié n'a jamais été si précieuse. Les années passent, et pourtant mes sentiments n'ont pas rétréci au lavage, ils n'ont rien perdu de leur éclat.
Comme un chat sauvage j'ai pris l'amour pour un jeu. Chaque nouvelle rencontre était une partie d'échec à venir, un jeu de carte à abattre. Je joue à un jeu sans adversaire hormis moi-même et ma difficulté à ressentir mes sentiments. Inconsciemment je les enfouis sous les vestiges du passé, les cache derrière un sourire ou des yeux pétillants. Longtemps je me suis crue incapable de toute expression sentimentale hors une attitude fidèle et attentive sans faille. Les veines de mon c½ur de pierre ne semblaient faire couler que de la glace. Peut-être avais-je peur de l'intensité qui pouvait se dégager de moi, de voir à quel point ma vie dépend de certaines personnes. Elles se sont imposées à moi avec un mélange d'évidence et de douce patience. Leur présence indépendemment les unes des autres m'ont apporté ce qui me manquait, rassuré sur mes craintes et comblé ma vie. Elles ont fait de moi une personne entière, comme si chacune d'elles étaient fragmentée en moi. Peut-être que je n'ai pas voulu prendre connaissance de mes papillonnements par peur, par pudeur de me retrouver devant l'acte accompli, d'assister impuissante à la perte de ceux à qui j'aurais tout donné. Loin d'être docile, ma confiance est conquise à force de moments uniques, et d'une complicité inévitable. Combien ont cru voir en moi une personne une inconditionnelle de la distance et de la mesure. Cachée derrière le bouclier de la froideur apparente, j'ai confessé mes sentiments avec souvent une gêne paralysante. Certains ont attendu quelques mois, d'autres plusieurs années, souvent involontairement par la force des circonstances, parfois intentionnellement par témérité ou légèreté. Il y a eu des êtres avec qui le temps a fait son travail, d'autres à qui je pouvais crier que je ne pouvais me passer d'eux, j'en ai vu me demander quelle place ils avaient pour se rassurer. Au réveil la tête sur l'oreiller, à travers des sanglots devant l'imminence d'un départ, la bouche en c½ur et les yeux rieurs. Sans doute ais-je pensé que l'amour me rendrait faible et incertaine. Pourtant j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il est synonyme de grandeur et d'intrépidité. J'ai souvent dit que je serais capable de l'impossible, des plus belles surprises à d'incroyables coups de théâtre. Me porter secours à n'importe quelle heure de la nuit, attendre sous la fenêtre à la sortie de la boite, ne pas compter mes efforts pour ceux qui en ont besoin, aimer quand on m'y met au défi. A trop aimer je tombe dans la vertigineuse démesure.
Les sentiments étaient l'encre de mes mots. Aujourd'hui je cours après les sentiments mais je fuis les mots, je fuis leur puissance, la vérité irrévocable qu'ils dégagent. J'écris toujours avec la même ferveur, ici et ailleurs, dans un tel bordel que non vraiment j'ai beau tenté de mettre de l'ordre dans mes maux c'est toujours le f0uillis dans mes lignes.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 15:57

Cinquante-huit.

Cinquante-huit.


La nuit était sombre malgré les lampadaires, elle se retourna une énième fois pour s'assurer qu'elle était bien seule et bifurqua à gauche. Elle aurait pu le faire deux rues plus loin, d'autant plus qu'elle y aurait gagné trois minutes. Mais elle préféra bousiller la fin de sa soirée avec ces cent quatre-vingt secondes supplémentaires. L'alcool et l'euphorie commençaient à redescendre, elle savait que sa nuit serait triste, qu'elle s'écroulerait de sommeil à moitié saoule et brisée. Elle allait bien, terriblement bien, elle buvait même pour se le prouver, quoi de mieux que de trinquer à la vie. Mais aux heures qui précédaient l'aurore, quand elle avait fait la girouette en boite, à papillonner d'un verre à une présence, à lancer des sourires enjoliveurs et des regards espiègles, elle se sentait vidée. Vidée d'avoir trop ri, d'avoir senti sa tête tourner comme une toupie, d'avoir dansé jusqu'à ne plus sentir ses pieds. Elle s'épuisait à vivre pour ne pas affronter ce qui la tourmentait, ce qui le rendait si triste à certaines heures. Elle voulait sa part de bonheur, elle avait le droit d'être heureuse avant tout, avant d'être amoureuse.
Elle continua d'avancer jusqu'à se retrouver sous sa fenêtre, se contrefichant qu'il ne soit pas là. Elle s'arrêta quelques instants puis reparti. Sur le chemin qui la mena jusqu'à chez elle le film de leur brève histoire passa en boucle : des jours entiers à essayer de s'attraper, une baignade au coucher de soleil, des regards qui se trahissaient et ne trompaient personne. Ils s'étaient littéralement enivrés, lui ne la quittait pas des yeux, elle buvait ses paroles. Elle savait qu'elle exerçait une attraction. Elle avait vu la façon dont il scrutait ses yeux pour y apercevoir des étoiles, celle où il jouait avec les ondulations estivales de ses cheveux. Il l'avouait lui même qu'il était subjugué. Jamais elle n'avait autant sourit, face à ses mots flatteurs, ses gestes attentionnés. Elle était loin d'imaginer que son été s'achèverait ainsi. Justement là résidait le problème, l'été avait fini par partir, et lui aussi, mais sans prendre de billet retour. C'est en s'attardant sur les souvenirs de les derniers jours de son été que la nuit lui paraissait plus sinistre, le nadir sans couleurs. Dès son départ elle recommença à manger, chose qu'elle ne faisait plus quand il était là, comme si d'un coup il lui fallait remplir un vide, ça devait être les papillons, on dit que ça arrive quand (...) L'été leur allait si bien. Tellement, qu'elle en oubliait presque que quelques temps auparavant elle avait claqué la porte au coeur de quelqu'un d'autre, se sauvant, comme une voleuse. Elle était partie sans y croire elle même, avait d'abord pris de la distance pour s'assurer un peu plus de sa décision, puis avait filé après y avoir laissé quelques larmes. Tout le monde en était tombé sur le cul, comment avait-elle osé ? Et puis on avait fini par se dire que ça lui ressemblait bien à elle, se risquer à se barrer d'une bulle aussi sécurisante, elle avait besoin de miser gros, de sa liberté pour se retrouver. Elle n'en pouvait plus d'assister impuissante à la déchéance de ses sentiments. L'amour c'était une sacré merde quand même : ça fait mal quand il n'est pas là, la tête tourne quand on est dans ses bras. Ca nous coupe l'appétit, nous rend fébrile. Alors qu'un jour tout peut se barrer, que la présent peut vite devenir imparfait. Pourtant on ne se sent jamais aussi vivant que quand on aime.
Elle ne croyait ni en Dieu, ni au Destin, et ne s'attardait jamais sur la page des horoscopes qu'elle trouvait inutile. Mais il lui avait prouvé que le hasard existait bien, et qu'un "eux" était possible (...)
Encore un dernier soupir et ses paupières se fermèrent.

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 10:41

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 16:18

Cinquante-sept.

Cinquante-sept.
Si demain on me demandait de partir j'accepterais volontiers. Dans un endroit où je me sentirais bien, juste pour quelques temps. Cela ne serait pas une fuite, juste une ultime libération. Je n'ai plus besoin de personne, je suis heureuse maintenant. Je me sens bien seule, sans inquiétudes ,ni sans manque d'une présence. Je délaisse mes lettres de tendresse et mes mots d'amour pendant un temps, juste celui de trouver la personne à qui les dire. Je ne m'arrêterais pas d'aimer, ce serait m'éteindre. J'aimerais juste un peu plus que d'habitude les glaces à la vanille, les airs de piano de ma soeur, le rire de mon frère, les moments complices avec celles qui font partie de ma vie. J'apprécierais plus les petites choses de l'existence, mes cheveux qui ondulent avec la pluie, me réveiller chaque week-end dans ma nouvelle chambre, courir au son de la musique, encore acheter des vêtements, mettre sur mon ordinateur les photos de la soirée passée. Voilà à peu près ce que je suis en ce moment, une fille qui a fait ses choix et les assume. La vie est ce qu'elle est, il faut juste du courage, du temps et de l'amour pour la rendre plus belle. Et c'est ça que j'apprécie en ce moment, sa beauté. J'aimerais aider ceux qui ne la voit pas bien, ou pas à sa juste valeur. Que c'est une multitudes de choses agréables parmi de nombreux tracas. Que rien n'est simple, mais qu'est ce qu'une vie facile sur toute une existence ? Que pour être vivant il faut savoir aimer comme haïr, souffrir et exulter. Que les moments de doute servent à donner un sens.
Jamais je n'aurais pensé que ce mois d'août pourrait autant bouleverser ma vie. J'ai eu peur de passer à côté de ma vie, j'ai eu peur de me tromper aussi. On m'a dit que j'avais été courageuse de partir, sans regrets certes, mais avec quelques larmes. Je l'aimais, mais je n'étais plus amoureuse. Parfois j'ai encore l'impression que j'ai oublié de l'oublier. Je laisse le temps bousculer mes habitudes, m'éloigner de souvenirs trop présents. Je garderais néanmoins à l'esprit que nous avons accompli la plus merveilleuse des choses qu'il soit : écrire une belle histoire d'amour. J'en souris encore. Mais, je crois que j'ai eu envie d'être heureuse, sans lui, sans personne. Pourtant j'accepte les moments de tristesse, d'incertitude, que demain sera meilleur. Je me fais violence pour faire face à mes échecs, mes déceptions, ou mes désillusions. Je sais que si je manque de forces pour me construire j'aurais des épaules sur lesquelles me reposer, des douces paroles pour me rassurer, des mots justes pour me rappeler que je suis vaillante. Ma rage et ma détermination me font tenir, mais rien n'exclut ma chute demain, je reste humaine. En attendant je vis le plus possible, je m'épuise même à la tache.
M'appeler Little miss sunshine n'était pas finalement une si mauvaise idée.

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 19:48

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 19:13

Cinquante-six.

Cinquante-six.
Cela faisait longtemps que je n'étais pas venue ici, j'y étais amoureuse et passionnée. Je vous ai laissé à la veille d'un merveilleux été, celui d'une véritable rupture. Je vous retrouve quelques jours avant ma rentrée en plein renouveau. J'ai voulu m'éloigner de cet endroit, où les mots prennent tout leur sens avec une puissance incomparable. Ces longues semaines d'inactivité m'ont permis de savoir où était ma place, et elle n'était plus à tes côtés. L'été est passé et j'ai fini de vivre d'amour et d'eau fraîche. J'ai été absente, trop occupée à essayer de continuer de t'aimer, trop occupée à profiter de notre dernier été. Je n'aime pas les mensonges, alors je suis partie. J'ai fui la routine et la stabilité, je me suis enfuie vers l'inconnu. Je devais manquer d'air, je crois. On était trop jeunes tu comprends, on ne pouvait pas être sérieux. J'ai essayé de ne pas tout gâcher tu sais, histoire d'en sourire dans quelques années.
Je ne pouvais plus faire semblant, me lever le matin en souriant, te fredonner des chansons d'un amour qui n'était plus. J'étouffais à nous voir nous enfoncer inconsciemment dans cette routine, de scruter les moindres gestes de spontanéité. Si tu savais comme cela a été dur à accepter, de ne plus t'aimer assez pour continuer, moi qui t'avais aimé à en crever, je nous croyais indestructibles. J'avais été habituée à défier le temps, voir les amours des autres tomber et nous en rester indemnes. Si tu savais comme j'avais ris de Beigbeder en lisant L'amour dure trois ans, je refusais de croire que l'amour était un processus chimique de courte durée. Je ne sais toujours pas qui a tort. Aujourd'hui après avoir été longtemps amoureux d'autres que nous s'aiment. Je sais que peu d'histoires seront aussi belles que la notre, mais je compte sur nous pour rivaliser chacun de notre côté. Même si d'une certaine façon je t'aimerais toujours, aujourd'hui mon coeur n'aime plus personne. J'ai alors profité de cette nouvelle solitude pour faire le vide. J'ai décidé de grandir un peu, j'ai abandonné ma chambre de petite fille pour en refaire une à mon image, de mes propres mains. Je ne suis plus celle que tu as connu, mon regard porte maintenant une certaine gravité, comme pour prouver de ce que j'ai enduré. J'ai retrouvé une certaine légèreté, je n'appartiens plus à personne. Mon départ m'a apaisé, mes excès de colère se font très rares, je me libère peu à peu de ma froideur apparente. J'ai dix-neuf ans et je vais bien. Mon coeur se prépare à de nouvelles éventualités, malgré le poids de notre histoire. J'ai eu le courage de partir au bon moment, même si tu m'aimais. Tu as été l'histoire de ma vie pendant deux ans et huit mois, mais notre existence n'est pas finie et il nous reste beaucoup de chapitres à écrire.
Ne pleures pas, ne pleures pas de m'avoir perdu, mais réjouis toi de m'avoir connu. Je suis partie et j'en suis désolée. Comme la fin d'un été.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 18:57

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 06:59

Cinquante-cinq.

Cinquante-cinq.



Dans la vie, chacun ou presque connait un moment malheureux qui va lui donner un nouveau tournant à son existence. Tu sais le drame de ma vie ce n'est pas d'avoir perdu mon père, ce n'est pas d'avoir eu mon bac sans mention, ce n'est pas de faire moins d'un mètre soixante, ce n'est pas d'habiter un ville moyenne de Bretagne, ce n'est pas de ne pas être richissime, ce n'est pas d'être incertaine d'avoir ma première année, ce n'est pas de ne jamais rien savoir mettre, ce n'est pas de me sentir seule.
Mais celui de t'avoir perdu, oui toi ma Nao, si je peux encore t'appeler comme ça, parce que non j'ai vraiment pas envie de t'appeler Naomie Duprez. Alors oui tu étais celle sur qui je pouvais compter nuit et jour, qui savait me comprendre ou du moins essayer. Celle avec qui l'amitié c'était un peu comme l'amour, quelque chose de sérieux et réciproque. Tu étais celle qui ne finissait pas forcément mes phrases, mais me connaissait et s'attendait à mes paroles. Celle qui me manquait quand j'étais en vacances, où tout ce que je pouvais faire avec elle était important. Cette amie là je l'aimais peut être plus que sa valeur réelle, mais je m'en fiche, c'est comme une soeur. Elle restera toujours une référence en amitié, à tel point qu'elle est toujours comparée, jamais égalée. Cette amie là c'était toi Nao, ma jolie Nao.
Et j'ai perdu tout ça. Normalement, c'est comme après une histoire d'amour, je devrais tourner la page, ou faire semblant. Après plusieurs mois d'éloignement je sais que je n'ai pas pris mon indépendance, peut être je n'y arrive pas, sans doute parce que je n'en ai pas envie, certainement parce tu me manques.
Aujourd'hui, chacune est devenue un papillon. Et je sens bien qu'on pourrait être en phase et s'entendre à nouveau, un peu comme avant. Quand je dis comme avant c'était de la maternelle à il y a quelques mois. Ca en fait des souvenirs, ils remplissent des boites à chaussures dans ma chambre. Je ne peux pas les jeter je n'y arrive pas, on est tellement jolies sur les photos, même celles où l'on s'est peint le visage à sept ans, ou quand on a testé ta première trousse à maquillage. Nos vies sont enfermées dans de pauvres boites à chaussures. C'est malheureux, comme moi je le suis de ne plus t'avoir à tes côtés. J'ai l'impression de ne vivre qu'à moitié depuis que tu n'es plus là, je n'arrive pas à combler le vide que tu as laissé. Je reste inconsolable, si seulement on avait pu éviter ça, je me répète cette phrase tous les jours. Maintenant cela fait plusieurs heures que le soleil s'est couché, alors je regarde les étoiles. Car c'est ça le problème, on est pas devenues les même papillons, on est pas parties dans la même direction. Ces derniers temps je recommence à mal dormir, mes dernières insomnies remontaient à plusieurs mois, la dernière fois que je suis allée te voir. Je ne sais pas si tu as vu, mais l'autre nuit j'étais devant ta maison, assise à attendre que tu sortes, mais tu n'es pas sortie et les gens qui me regardaient par la fenêtre n'étaient pas tes parents. Les gens autours de moi ne savent plus quoi faire, ils vivent dans l'inquiétude de ma tristesse. Je voudrais retourner au temps où l'on jouait encore au bac à sable, à celui aussi où l'on a connu nos premiers émois, ou au soir où l'on a fêté dignement notre bac. Alors ce jour de juillet je ne m'en veux pas de m'être énervée très fort contre toi, car j'avais raison, et il faut toujours dire la vérité à ses amis. Tu sais bien que c'était pas méchant, je voulais te protéger comme le font les bons amis, ceux qui sont là en toutes circonstances. Mais tu ne m'écoutais pas, tu n'as pas vu à quel point je t'aimais, tu m'as littéralement sacrifié pour quelque chose d'éphémère. Alors on s'est retrouvées à partir en vacances chacune de notre côté. Tu as juste daigné de prendre de mes nouvelles la veille de mon retour, un message empli de fierté et d'indifférence. Je t'en ai voulu d'être aveuglée, j'ai même fini par me dire que je ne devais pas être une si bonne amie pour que tu m'abandonnes lâchement. J'ai attendu que tu reviennes me voir, en vain. En fait c'est ça le problème, tu n'es jamais revenue, c'est pour ça que je parle aux étoiles, tu dois bien en faire partie. J'espère que tu ne m'en veux pas que je n'aille pas te voir et t'apporter des fleurs, je n'en vois pas l'intérêt. Je préfère parler aux étoiles, au moins on est toutes les deux. Si tu savais les larmes que j'ai versé depuis le 2 août, depuis que tu es morte sur le coup en voiture.

# Posté le lundi 02 juin 2008 18:03

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:19